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| Des pages qui font aimer et respecter la mer. |
LA MER EN POEMES Les mailles du souvenir La cité perdue Vieux compagnon Saint-Guénolé Les malamoks Le menhir des "Droits de l'Homme" Sur la peau du diable Au temps de la rogue Iroise Entrelacs Sans amarres Le Conquet ( Konk Leon ) Le bois de Cosquer Loch-Mazhe-Traoun On dit quelquefois Pour seul pays, la mer Vois, petit La mer Magie océane Le Pescadou Un gars du Malick Sy Souvenirs d'un long courrier Le port de Ouistreham La rue de Calix Sur le rivage Marin, mon frère Molène L'Île de Sein Ports... D'un équinoxe à l'autre Marquises Toutes les mers Tatihou En arrimage La mer à boire Amour de marin Libre et poète Voies parallèles Collioure L'aile du vent Voyage dans le vent Ainsi est le poète Lumières marines Manarola Honfleur Sortilèges La Roche Brune Calanche di Piana A marée basse La marée Rêve corse Evocation Larguer les amarres Dumont d'Urville Sable mouillé La déferlante La vague Noël en mer Sur la Côte de Nacre Les vieux marins L'appel de la mer Un bon café A Notre-Dame des Brumes Mon pays c'est la mer Fichu métier Jones Bank A l'Ancre de marine Lettre à Tit-gars Les morses Médecine à Bord Le Swiss Racing Sailors Lancastria |
![]() © Photo Véronique Masson Paroles
et musique de Georges
Tanneau
Sur le port de Cancale
Il y avait un vieux bistrot Qui sentait bon l'escale Et le retour des matelots. Les marins des bisquines Venaient y boire en chœur. REFRAIN (bis) A l'«Ancre de marine» On venait accrocher son cœur ! On accrochait aussi Paniers de pêche et puis cirés, Nos rêves, nos soucis, Et notre vie de chien mouillé. De l'arrière cuisine Arrivaient des odeurs. Lorsque le vent soufflait Que la mer était en furie, C'est là qu'on débarquait Afin de se mettre à l'abri. Le nez dans les chopines, Oubliant nos malheurs, La patronne était blonde, Grand dieu, qu'elle avait les yeux doux ! Et aussi les joues rondes Qu'on voit aux figures de proue, Et puis une poitrine A consoler les pleurs, Elle avait les prunelles Des belles filles de chez nous, Et c'est un peu pour elle Qu'on venait dépenser nos sous Qu'elle savait, coquine, Nous prendre avec douceur. Si un seul d'entre nous Voulait la serrer dans ses mailles, Ça faisait des remous A vous retrousser les écailles. C'est dans un champ de mines Que nageaient les dragueurs. Mais au fond de soi-même Chacun gardait un tatouage, Un cœur gravé "Je t'aime", Naïve bouée de sauvetage. Il n'est buisson d'épines Qui ne cache ses fleurs. Hélas, un beau matin, La belle a fermé son bistrot Pour suivre un beau requin, Un mâchoiron1, un maquereau, Un gars plein de combines, Aussi noir qu'un chauffeur. Une ancre de marine Brisa sa chaîne en profondeur ! Sur le port de Cancale C'en est fini du vieux bistrot Qui sentait bon l'escale Et le retour des matelots. Les anciens des bisquines Sont ostréiculteurs. Mais l'«Ancre de marine» N'a pas rouillé au fond des cœurs ! ![]() "Le Courlis", bisquine de Cancale. Huile sur toile de Désiré Lainé ![]() -1- Mâchoiron
est le nom péjoratif sous lequel les marins pêcheurs désignent le
silure des estuaires, un poisson-chat vivant dans la vase et
dont la chair est peu estimée.
Georges
TANNEAU
15 janvier 1994 |
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