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- 1er prix CP -
Maël
NARRADON

CP: Julian GAC

CP: Julie DA SILVA

- 1er prix CE1 -
Alice MEMERY

CE1:
Louis
LARSONNEUR-MASSÉ

CE1:
Fanny LE PAUL
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1er prix CM2 -
Camille
FLOUR
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L'armada
de Noël.©
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Un
conte de Noël écrit
par Yannick LOUKIANOFF
illustré
par les enfants des Ecoles Saint-Joseph et Jean-Monnet du Conquet
Bravo à tous les écoliers participants que nous avons eu bien du mal à
départager !
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Vous n'avez
jamais entendu parler de l'armada de Noël ? Je vais pourtant vous
raconter ce qui m'est arrivé l'hiver dernier en mer d'Iroise.
Seul
à bord de ma petite barque de pêche, j'avais quitté le port du Conquet
beaucoup plus tôt que d'habitude cette nuit-là, vers onze heures du
soir au lieu de quatre heures du matin. Nous étions le 24 décembre et
j'avais fini de réveillonner modestement chez moi, en compagnie de ma
femme, en regardant à la télévision une émission de variétés. Nous
devions recevoir le lendemain midi, pour le repas du jour de Noël, ma
fille, son mari, et leurs deux enfants de cinq et huit ans. Vous
devinez donc qu'en prévision de cette petite réception, j'avais bien
pris soin de mouiller, la veille, en pleine mer, cinq ou six casiers
non loin du phare du Four. J'avais bon espoir de remonter quelques
jolis crustacés qui feraient les délices de mes petits-enfants. Au
moins quelques gros crabes, mais pourquoi pas aussi un homard ou une
belle langouste ?
La
mer était calme, toutefois Avel-Mor n'avançait pas
très vite. Le moteur de ma vieille barque ressemblait à son
propriétaire: trop sensible au froid hivernal, sans doute, il toussait
beaucoup et malgré les soins que je lui prodiguais, la burette d'huile
à la main, je craignais la panne à chaque instant.
La
nuit était claire. Je distinguais très bien, au loin à bâbord, le
contour bien connu des îles de l'archipel d'où Molène se détachait,
brillante de toutes ses fenêtres allumées. Plus loin, je devinais les
hautes falaises d'Ouessant sous le pinceau éblouissant du phare du
Stiff. A tribord, le dessin de la côte continentale était jalonné çà et
là d'agglomérations brillamment éclairées. J'avais mis le cap sur le
phare du Four que j'avais reconnu à ses cinq éclats blancs.
Après
avoir dépassé les balises d'Argenton, je commençais à remonter mon
premier casier lorsque je vis soudain arriver vers moi une nuée de
petits points lumineux minuscules qui semblaient flotter sur la mer. Je
relâchai aussitôt le bout et sa bouée pour me ruer sur la barre afin
d'éviter une collision avec ces lumières inconnues. Des navires ? Ce
n'était pas possible, les points lumineux n'auraient pas ainsi frôlé la
surface des vagues. Et ils étaient des milliers.
Quelques
instants plus tard, je vis les deux premiers dauphins. Ils nageaient
sagement l'un à côté de l'autre à une trentaine de mètres de ma barque
en faisant périodiquement le gros dos entre les vagues. Des guirlandes
lumineuses semblaient les suivre. Puis j'aperçus très distinctement
sous ces guirlandes, une sorte de traîneau lourdement chargé. Un
traîneau naval ! J'étais pourtant bien éveillé… Mais alors, si c'était
un traîneau, les dauphins y étaient attelés ! C'était extraordinaire.
Je n'apercevais pas les rênes, mais il n'y avait aucun doute, c'était
bien un attelage qui disparaissait dans la nuit, imperturbablement,
sans dévier de sa route.
En
quelques instants, je fus environné de ces traîneaux lumineux. Et je
n'apercevais personne à bord. Une quantité incroyable de dauphins
menait sans un bruit toute une armada vers le sud. J'étais complètement
subjugué. Je vis ainsi défiler autour de ma barque des milliers de ces
attelages extraordinaires pendant près d'une demi-heure. Puis les
traîneaux se firent plus rares et les lumières tremblotantes des
derniers d'entre eux s'évanouirent définitivement derrière les vagues.
Je
restai pétrifié quelques instants encore. J'avais certainement rêvé,
mais quel drôle de rêve ! Et quelle précision dans le détail de ces
images que je revoyais encore…
Me
dégageant de cette sorte de léthargie, je résolus enfin de sortir de
l'eau le casier que j'avais remis à la mer. Il était anormalement
pesant et j'étais sûr qu'il était chargé de lourdes algues laminaires.
Je fus surpris de n'en apercevoir aucune en le hissant sur le pont. Je
l'ouvris, il était plein de crustacés ! Des tourteaux, évidemment, mais
aussi cinq homards, trois grosses langoustes et un spécimen de cet
énorme crabe royal aux longues pattes charnues qui nous vient
directement du grand nord. Une pêche incroyable pour un seul casier.
Je
décidai de rejoindre mes autres emplacements. En poussant les gaz du
moteur, je fus surpris de constater que son bruit habituel avait
changé. Un bourdonnement tranquille avait succédé à son cliquetis
toussotant qui me faisait toujours craindre la panne. N'en croyant pas
mes oreilles, et muni d'une lampe de poche, je soulevai la trappe.
Stupeur ! Mon vieux moteur rouillé avait fait place à un engin tout
neuf, d'un beau rouge vif, qui ronronnait doucement dans son logement…
Comment
vous dire mon sentiment à ce moment précis ? Etais-je devenu fou ? Qui
avait bien pu me remplacer mon vieux moteur sans que je m'en aperçoive
? Etait-ce un tour de magie ?
Je
relevai un à un tous mes casiers. De ma vie, je n'ai jamais fait une si
belle pêche. Pratiquement que des homards, des langoustes et des crabes
royaux ! Je n'en revenais pas. Une pêche miraculeuse. J'avais non
seulement de quoi rassasier mes loustics à la maison, mais je pouvais
encore approvisionner la plupart des restaurants de la côte !
Tout
se bousculait dans ma tête. Je ne sentais plus le froid glacial du
petit matin. Les images incroyables de la nuit me revenaient sans cesse
sur le chemin du retour au Conquet.
Et
comme un enfant, les larmes aux yeux, je compris alors que cette nuit
de Noël, j'avais sans doute été l'unique témoin du passage de l'armada
du Père Noël. J'ai bien dit du Père Noël, un Père Noël qui m'avait
pourtant bien longtemps oublié…

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- 1er
prix CE2: 3 ex æquo -
Théo NALETTO

CE2: Emma
FLOCH

CE2: Marie
SNIADACH

CE2: Brieuc
PROCKO

CE2: Ghislain
BERTHEVAS

- 1er prix CM1 -
Antoine
GOARANT
CM1:
Adrien RIOU
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