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COUPS DE CŒUR:
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le livre )








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COUP
DE CŒUR
pour
le livre d'Alain Croix, Didier Guyuarc'h et Marc Rapilliard
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Ed. Presses
Universitaires de Rennes 2011 ( réédition mars 2012 )
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Vaisseaux
militaires dans la Penfeld à Brest en 1861
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Ouvriers sur
le pont transbordeur de Nantes |
Cet ouvrage est un
véritable monument ! Par ses dimensions: sa belle et solide reliure loge dans un coffret de
25x32 cm. Par son volume : 500 pages de superbes photographies
légendées sur la Bretagne, parmi lesquelles les plus anciennes
remontent à 1841 ! Par son poids : près de 3 kg. Un livre-patrimoine,
une somme, fruit d'une minutieuse recherche de ses trois auteurs dans les archives et les
collections privées de toute la France et même de l'étranger.
C'est toute la Bretagne,
Loire-Atlantique comprise, telle qu'elle qu'on l'a montrée depuis près
de deux siècles. Naturelle ou laborieusement mise en scènes pour
l'édition de cartes postales, elle nous touche, nous émeut au second
degré car elle est vraie et témoigne d'une telle diversité d'activités
passées que l'on comprend mieux celles d'aujourd'hui qui en sont les
héritières. Le lecteur se prend à fouiller du regard chaque
vue, à confronter les paysages à ses représentations actuelles ou à
découvrir par quels clichés on a déformé la réalité pour bâtir cet
imaginaire breton à la Bécassine qui nous ferait aujourd'hui sourire s'il n'avait
autant porté préjudice à nos aïeux.
Le livre s'ouvre sur l'inoubliable photo réalisée par
Jean Guichard et montrant ce gardien du phare de la Jument, impassible
devant sa porte alors que d'énormes vagues menacent de l'engloutir. Il
s'achève sur une remarquable prise de vue des bords de Loire où
l'on découvre un photographe des années vingt, appareil sur trépied,
voile noir sur la tête, en pleine action, pour nous rappeler que cet
ouvrage est d'abord celui d'une profession qui n'a pas ménagé ses
efforts pour pérenniser l'instant fugace et nous le transmettre.
Un "beau livre", comme on dit, à offrir ou à conserver
précieusement pour le feuilleter amoureusement, non pas par nostalgie,
mais bien parce qu'il constitue, à lui tout seul, la mémoire et l'âme de tout un pays.
Yannick
Loukianoff
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