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| Des pages qui font aimer et respecter la mer. |
![]() Jean-Paul Cornec |
![]() Editions Skol Vreizh 2010 |
![]() Pierre Labat-Ségalen |
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Si les
cadrans solaires sont presque toujours des œuvres d'art, que dire d'un
livre qui les rassemble pratiquement tous à l'échelle non pas d'un
département ou d'une
région, mais de toute une province ? Car cet ouvrage original est bel et bien une œuvre d'art. Sur 190 pages d'un papier glacé format A4, il décrit et présente à l'aide de superbes photos la quasi totalité des cadrans solaires, publics et privés de la Bretagne. Et le lecteur reste pantois devant une telle profusion, une telle diversité de formes, de modèles, de gravures et de devises. S'il s'imaginait naïvement que tous les cadrans solaires étaient verticaux et orientés plein sud, cette idée préconçue est balayée par une abondance de variétés que les auteurs décryptent une à une. L'ouvrage présente donc cette moisson par ordre alphabétique de chacune des communes dans chacun des cinq départements bretons, Loire-Atlantique comprise, un peu comme dans un annuaire. Un recensement qui n'avait jamais été effectué jusqu'alors, fruit d'une remarquable recherche de plusieurs années et de milliers de kilomètres parcourus. Parfois des pages colorées tranchent dans cet inventaire illustré pour faire place à des descriptions extrêmement détaillées, des explications scientifiques ou historiques qui réhabilitent les cadrans solaires et justifient pleinement leur place en tant qu'éléments de notre patrimoine. Sait-on par exemple qu'on les a longtemps utilisés, en particulier dans la Marine, pour calculer la longitude d'un lieu ? Et que, grâce aux cadrans solaires, les Cassini révolutionnèrent la forme de la carte de la Bretagne, puis celle de la France entière ? La ville de Brest, ce n'est pas négligeable, s'est ainsi retrouvée déplacée de 120 km plus à l'est ! Les auteurs se révèlent évidemment des passionnés de la gnomonique ( l'art des cadrans solaires ) et s'ils sont bien obligés d'employer dans leurs descriptions un vocabulaire spécifique, ils prennent soin de l'expliquer de manière accessible à tous les lecteurs dans un glossaire placé en fin d'ouvrage. Quant aux devises qui figurent sur une majorité de ces cadrans, tant en latin, en grec, en breton qu'en français, elles font l'objet d'une étude particulière qui réjouira le lecteur et dans laquelle il puisera un foisonnement d'idées s'il lui prend envie de passer sa propre commande à l'un des rares cadraniers encore en activité. Et cette envie, bien sûr, comment y échapper après la lecture d'un tel ouvrage ? Yannick
Loukianoff
Pour ceux qui veulent en savoir plus :
Un petit livre très pédagogique qui donne les connaissances de base indispensables en gnomonique et qui s'adresse à tous les amateurs, aux enseignants ainsi qu'aux étudiants. L'auteur dirige le planétarium du Palais de la Découverte à Paris : Denis SAVOIE: "Les cadrans solaires" Ed. Belin Collection "Pour la science" . 2007. Et la bible du passionné de cadrans solaires, un ouvrage très complet : R.R.J. ROHR : "Les cadrans solaires" Ed.Oberlin. 1986. |
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