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| Des pages qui font aimer et respecter la mer. |
LA MER EN POEMES Les mailles du souvenir La cité perdue Vieux compagnon Saint-Guénolé Les malamoks Le menhir des "Droits de l'Homme" Sur la peau du diable Au temps de la rogue Iroise Sans amarres Entrelacs Le Conquet ( Konk Leon ) Le bois de Cosquer Loch-Mazhe-Traoun On dit quelquefois Pour seul pays, la mer Vois petit La mer Magie océane Le Pescadou Un gars du Malick Sy Souvenirs d'un long courrier Le port de Ouistreham La rue de Calix Sur le rivage Marin, mon frère Molène L'Île de Sein Ports... D'un équinoxe à l'autre Marquises Toutes les mers Tatihou En arrimage La mer à boire Amour de marin Libre et poète Voies parallèles Collioure Lumières marines Voyage dans le vent L'aile du vent Ainsi est le poète Manarola Honfleur Sortilèges La Roche Brune Calanche di Piana A marée basse La marée Evocation Rêve corse Larguer les amarres Dumont d'Urville Sable mouillé La déferlante La vague Sur la Côte de Nacre Les vieux marins L'appel de la mer Un bon café A Notre-Dame des brumes Mon pays, c'est la mer Fichu métier Jones Bank A l'Ancre de marine Lettre à Tit-gars Les morses Médecine à Bord Le Swiss Racing Sailors Lancastria |
Le Conquet.© ( Konk Leon ) Un poème de Josette TOURNERIE. * Viens avec moi courir la dune Au vieux pays des feux follets, Où les diauls1 cherchent fortune Quand le vent fou hurle aux genêts. Nul Christ ne veille sur la lande Le diable seul s'y risque au soir, Un viltansou2, dit la légende, Rôde, agitant son encensoir. Aux Blancs Sablons laissons la trace De nos deux pas entremêlés, Lorsqu'au lointain l'eau se prélasse, Pieds nus, courons échevelés. ![]() Ici naît l'océan sublime... Il gronde fort, mais son courroux Berce des chants nés de l'abîme Pour apaiser le Loup-garou. Viens au sentier sur la falaise Qui domine l'antique port, Où l'ajonc garde, à Dieu ne plaise, Sauvage son païen décor. A nos pieds s'étirent la ville, Brune cité que Rome prit, Et la digue d'un flot tranquille Où le bateau trouve un abri. ![]() Le goéland jette sa plainte, Un pêcheur lève ses casiers, Sa barque au plein roule sans crainte Tandis que grincent les osiers. Le ciel, la mer, les bouées dansantes Offrent aux yeux mille couleurs, Tableau naïf d'ombres mouvantes Né dans un cadre ensorceleur. Viens, je te conterai l'histoire De ce berceau que j'ai quitté, Où je grandis, fier territoire Symbole de sérénité. Nous attendrons le crépuscule Quand le soleil noie ses rayons, Que l'homme se sent minuscule, Qu'il lui reste un seul mot: prions ! Josette Tournerie.
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Diauls: en breton, diables, petits démons.
-2- Viltansou: fantômes, revenants, mauvais esprits. |
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