LA
MER
EN
POEMES
Les
mailles du
souvenir
La
cité perdue
Vieux
compagnon
Saint-Guénolé
Les
malamoks
Sur la
peau
du diable
Le
menhir
des "Droits de l'Homme"
Au
temps de la rogue
Iroise
Entrelacs
Sans
amarres
Le
Conquet (Konk Leon )
Le
bois de Cosquer
Loch-Mazhe-Traoun
On
dit quelquefois
Pour
seul pays,
la mer
Vois
petit
La
mer
Magie
océane
Le
Pescadou
Un
gars
du
Malick Sy
Souvenirs
d'un long courrier
Le
port de Ouistreham
La
rue de Calix
Sur
le rivage
Marin,
mon frère
Molène
L'Île
de Sein
Ports...
D'un
équinoxe à l'autre
Marquises
Toutes
les mers
Tatihou
En
arrimage
La
mer à boire
Amour
de marin
Libre
et
poète
Voies
parallèles
Collioure
Lumières
marines
Voyage
dans le vent
L'aile
du vent
Ainsi
est le poète
Manarola
Honfleur
Sortilèges
La
Roche Brune
Calanche
di Piana
A
marée basse
La marée
Evocation
Rêve corse
Larguer les amarres
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Sur
la peau du diable ©
Une
chanson écrite par
Georges Tanneau.
Méprisés
par leurs semblables,
Ils ont fui le vieux pays.
Ils étaient bien misérables
Avant d’échouer ici ;
Autant dire pauvres hères,
Autant dire mendigots.
Ici, au bout de la terre,
Sont devenus :
matelots !
Oh, oh, oh, oh, oh,
Sont
devenus : matelots !
N’étant
point propriétaires
Si ce n’est d’un balluchon,
N’avaient droit que de se taire
Et de glaner aux moissons.
On aurait dit que les riches
Les chassaient comme des poux
Vers la lande encore en friche,
La palud¹ et les cailloux.
Oh, oh, oh, oh, oh,
La palud et les cailloux.
Poursuivis par la famine,
De Beuzec à Lababan,
Ont
appris que la sardine
Brillait comme de l’argent,
Brillait comme fait la lune
En plongeant dans l’Océan.
Que de rêves de fortune
Ont poussé nos grands
parents ?
Oh, oh, oh, oh, oh,
Ont poussé
nos grands parents ?
Ils dormaient dessus
la plage,
Se serraient dans leurs bateaux,
Sous la
voile en cabanage,²
Capot braz³ dessus le dos.
Et
leur vie ce fut la pêche,
Parfois loin de la maison,
Masure de pierres sèches
Sentant l’huile de poisson.
Oh, oh, oh, oh, oh,
Sentant l’huile de poisson.

Voiles
en cabanage. Huile sur toile de Johanson, vers 1870.
Ici,
sur la peau du diable,
Ont fait naître des hameaux
En fertilisant le sable
De sueur et de sanglots.
Ils étaient de pauvres hères,
Sont devenus matelots
Non par choix, mais par misère,
Non par amour des grands
flots !
Oh, oh, oh, oh, oh,
Non par amour
des grands flots !
Que de larmes de
souffrance,
Que d’embruns au fond des yeux
Dans ce
bleu de l’espérance
Cher à Mathurin Méheut.4
Ils venaient des vieilles terres
De Plovan et de Beuzec.
Ils ont creusé dans la pierre
Et construit : … Le
Guilvinec !…
Georges
Tanneau, juillet 1992
1- Palud
ou palus : marais. Se dit au féminin comme au masculin. (v.
Sainte-Anne-de-la-Palud)
2- Pour passer la nuit à l’abri, les
marins-pêcheurs étendaient la voile sur le mât abaissé.
3- Le
capot braz était une sorte de grand manteau, cousu dans de la toile à
voile. Le marin s’y enveloppait pour dormir sur le pont de son bateau.
4- Ce peintre a souvent représenté les marins du pays Bigouden dans des
dominantes bleues.
Voir aussi, du
même auteur,
le document historique "La
sardine".
Pour
plus de
renseignements
sur les pêcheurs
et la pêche
au Guilvinec, cliquer
ici
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