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| Des pages qui font aimer et respecter la mer. |
LA MER EN POEMES Les mailles du souvenir La cité perdue Vieux compagnon Saint-Guénolé Les malamoks Le menhir des "Droits de l'Homme" Sur la peau du diable Au temps de la rogue Iroise Sans amarres Entrelacs Le Conquet ( Konk Leon ) Le bois de Cosquer Loch-Mazhe-Traoun On dit quelquefois Pour seul pays, la mer Vois petit La mer Magie océane Le Pescadou Un gars du Malick Sy Souvenirs d'un long courrier Le port de Ouistreham La rue de Calix Sur le rivage Marin, mon frère Molène L'Île de Sein Ports... D'un équinoxe à l'autre Marquises Toutes les mers Tatihou En arrimage La mer à boire Amour de marin Libre et poète Voies parallèles Collioure Lumières marines Voyage dans le vent L'aile du vent Ainsi est le poète Manarola Honfleur Sortilèges La Roche Brune Calanche di Piana A marée basse La marée Evocation Rêve corse Larguer les amarres |
Le menhir des "Droits de l'Homme"©. Une chanson écrite par Georges Tanneau. Dis-moi, ami, quel est ce mât de pierre Dressé entre Penhors et Porz Poulhan, Près d'un sentier où fleurit la bruyère, A la limite de l'estran ? Pourquoi a-t-il un jour jailli de terre, Dessus la lande et face à l'Océan ? Dis-moi, ami, je t'en fais la prière, Quel est le nom de ce géant ? ![]() Cliquez sur l'imge pour lire le texte. C'est le menhir des "Droits de l'Homme", Le monument des trépassés, Qui apparaît, tel un fantôme, Devant la plage de Canté. Ce mégalithe ainsi se nomme En souvenir des naufragés Du grand vaisseau "Les Droits de l'Homme" Venu, ici, se fracasser. ![]() L'année dix-sept cent quatre-vingt-dix-sept, Neuvième année de la Révolution, La mer sema, tout près de Plozévet, La mort et la désolation. Cinq longues nuits, le flot, dans les ténèbres, Fit d'un vaisseau de quatre-vingts canons Un grand cercueil, dont le témoin funèbre Se dresse encore à l'horizon. C'est le menhir des "Droits de l'Homme", Le monument...( etc...) Ici, vois-tu, sur ce rivage austère, Où nul arbre ne dresse vers le ciel Sa silhouette amie et familière, Cet amer fut providentiel. On y fixa quantité de cordages Et l'on tenta ainsi de secourir Tous les marins qui, au cœur du naufrage, Tendaient leurs mains vers le menhir. ![]() Vers le menhir des "Droits de l'Homme", Le monument...( etc...) Cinq jours, cinq nuits, la mer fit disparaître, En arrachant du navire, en ponton, Trois cents marins ou quatre cents peut-être, Six cents selon la tradition. Leurs pauvres corps, tous nus et pitoyables, Anglais, Français, amis ou ennemis, Sont enterrés ensemble sous le sable, Et la stèle qui fut choisie : C'est le menhir des "Droits de l'Homme", Le monument...( etc...) Pauvres marins, tués par la tempête, Ne trouverez-vous donc un jour la paix ? La mer, souvent, déterre vos squelettes Et vous tourmente à jamais. Ah, que le ciel veuille bien absoudre, Car ce menhir est comme un poing levé. Face au malheur, et frappé par la foudre, Deux fois nous l'avons relevé. Car ce menhir est là, tout comme Une stèle en un lieu sacré. C'est le témoin des "Droits de l'Homme", Et il consacre le passé. Et tant qu'il restera des hommes Soucieux de sa pérennité Ce menhir restera, en somme, Le garant de nos libertés. Georges
TANNEAU, le 10 janvier 1993
![]() Pour en savoir plus sur le naufrage du vaisseau "Droits de l'Homme", cliquer ici. |
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