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| Des pages qui font aimer et respecter la mer. |
LA MER EN POEMES Les mailles du souvenir Vieux compagnon Saint-Guénolé Les malamoks Le menhir des "Droits de l'Homme" Sur la peau du diable Au temps de la rogue Iroise Sans amarres Entrelacs Le Conquet ( Konk Leon ) Le bois de Cosquer Loch-Mazhe-Traoun On dit quelquefois Pour seul pays, la mer Vois, petit La mer Magie océane Le Pescadou Un gars du Malick Sy Souvenirs d'un long courrier Le port de Ouistreham La rue de Calix Sur le rivage Marin, mon frère Molène L'Île de Sein Ports... D'un équinoxe à l'autre Marquises Toutes les mers Tatihou En arrimage La mer à boire Amour de marin Libre et poète Voies parallèles Collioure Lumières marines Voyage dans le vent L'aile du vent Ainsi est le poète Manarola Honfleur Sortilèges La Roche Brune Calanche di Piana A marée basse La marée Evocation Rêve corse Larguer les amarres Dumont d'Urville Sable mouillé La déferlante La vague Sur la Côte de Nacre Les vieux marins L'appel de la mer Un bon café A Notre-Dame des brumes Mon pays, c'est la mer Fichu métier Jones Bank A l'Ancre de marine Lettre à Tit-gars Les morses Médecine à Bord Le Swiss Racing Sailors Lancastria |
Le Pescadou. © Une chanson de Georges Tanneau. Au fond du port, quand murmure le vent Et que mes pas m'y conduisent rêvant, Je vois dans l'eau se refléter Un peu de mes jeunes années Je vois dans l'eau se refléter Des images de mon passé. Et je revois des thoniers en partance, Dont les tangons1 dans le ciel se balancent, Les filets bruns des chalutiers, Des pyramides de casiers, Les filets bruns des chalutiers, Les filets bleus des sardiniers. ![]() Et je revis l'angoisse d'un moment, Celui de mon premier embarquement, Premiers instants d'un moussaillon, Ses premiers pas dessus le pont, Premiers instants d'un moussaillon Dans sa vareuse de coton. Où est-il donc ce premier équipage Qui m'a appris à tresser les cordages ? Qui m'a appris à quatorze ans Que je n'étais plus un enfant ? Qui m'a appris à quatorze ans Ce dur métier que j'aime tant ? Qu'est devenu ce bateau qui sentait L'huile de lin, le goudron, les filets, Et les cirés qu'on suspendait Près du fanal sur un étai, Et les vieux suroîts qui poissaient Et la chique sous les bérets ? Sa "salabarde" 2, dressée vers le ciel Semblait pêcher les rayons du soleil. Sur son avant étaient gravées Les initiales du quartier. Sur son avant étaient gravés : 6616 et G.V. Qu'est devenu ce bateau qui roulait Un peu d'espoir et beaucoup de regrets ? Il a sombré et le remous Dans mon cœur a laissé un trou. Il a sombré je ne sais où, Il s'appelait "Le Pescadou" 3 . * ![]() " Le Pescadou " au Guilvinec. ![]() Georges
TANNEAU.
1- Longues
perches retenues au mât principal par des palans. Pouvant
s'abaisser à l'horizontal, elles sont frappées de
lignes pour la pêche du thon à la traîne.
2- Les salabardes ou salabres sont de grandes épuisettes pour récupérer la sardine au fond de la bolinche ou filet tournant. 3- "Le Pescadou" était un malamok du Guilvinec sur lequel l'auteur a embarqué comme mousse en 1951 et 1952. Ce bateau a sombré le 4 mars 1953. Son équipage a été récupéré. |
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