La
Roche Brune.
©
Un
poème
d'Irène
Gaultier-Leblond.

Méandres
du hasard,
allégeance ou fortune,
Je voyais approcher sous le récif puissant
Qui arpentait la côte en limitant le vent,
L'entrée de la retraite appelée Roche Brune.

Et je revivais là,
sous
promesse
de lune
D'un pas aventuré, curieux et prudent
La parenthèse émue d'un souvenir galant
Gravé dans cette grotte à la nuit opportune.
Mais le temps en avait rongé la griffe intime
Tout comme la mémoire en refusait l'accès,
Etait-ce Arthur ou Jean, ce sourire sublime ?
Je ne raviverai ni le nom, ni le leurre
Puisque les cœurs du moins sont restés enlacés,
Le passé n'a de vrai que ce qui nous demeure.

Irène
GAULTIER-LEBLOND
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