
Brestois,
Benoît Furet est né en 1973. Il s'est toujours intéressé au Moyen-âge,
mais c'est surtout au travers de la calligraphie qu'il est passé d'un
savoir livresque à une connaissance pratique et approfondie de cette
période.
Depuis, de l'Antiquité à la Renaissance, il n'ignore plus rien de
l'onciale, la rustica, la carolingienne, les écritures gothiques,
l'humanistique ou la chancelière. Et parmi les écritures modernes, la
Neuland ou la minuscule de Luxeuil n'ont pour lui pas de secrets. Il
lui a fallu aussi acquérir la maîtrise des ornementations qui ont
toujours été associées à ces écritures, comme les entrelacs ou les
filigranes.
Après avoir donné des cours
pendant 3 ans à Saint-Renan, Benoît Furet intervient actuellement dans
les établissements scolaires ou les associations qui lui en font la
demande.
|

|
"Benoît Furet est un joaillier du
papier, esthète de la lettre, calligraphe amateur, qui n’a
d’amateur que le sens premier du mot : amoureux de la belle
typo. A l’encre de Chine, au brou de noix ou à la peinture blanche
(sur papier foncé), Benoît Furet compose entre lettrines et
sublimes décors, dont les filigranes – son décor de prédilection
–, d’une finesse éblouissante. Les écritures reflètent des
influences variées : de l’antiquité romaine jusqu’à la
Renaissance, sans négliger de plus récentes telles que l’Art
Nouveau. Quant aux textes choisis, prétextes à ces merveilles,
Benoît Furet aime, là encore, puiser dans des registres variés, au
gré de ses lectures éclectiques : de Virgile à Julien Gracq,
en passant par les poètes romantiques… Une précision :
chaque calligraphie est une pièce unique."
Annaïg Huelvan, Le Télégramme.
|
|
"J'aime beaucoup lire et je trouve la plupart des textes que
je calligraphie dans les livres de ma bibliothèque. J'accorde une grande
importance au texte et j'essaie dans le mesure du possible de calligraphier les
textes dans leur version originale, ne me reportant à la traduction que lorsque
la langue d'origine n'utilise pas les caractères latins.
La plupart de mes compositions sont modernes même si elles sont produites en
utilisant des techniques existant depuis des siècles mais je pratique aussi la
copie d'ancien ou la composition telle que pratiquée au Moyen-age.
Lorsque je travaille sur une œuvre, je cherche à obtenir une harmonie entre le
texte et la composition. Le choix des écritures et de la mise en page dérivent
souvent directement du ressenti que j'ai à la lecture du texte. Dès lors que la
composition reflète l'esprit du texte, la lisibilité n'est plus un critère
impératif : l'émotion esthétique suscitée par la composition supplée celle
engendrée par la lecture du texte. Ainsi j'aime pratiquer un certain hermétisme
par l'emploi d'écritures anciennes et difficilement déchiffrables ou par des
jeux de couleurs ou de superposition.
Les outils et matériaux que j'utilise sont aussi bien ceux éprouvés par l'histoire
et qu'utilisaient déjà les scribes médiévaux que ceux que la technologie
actuelle nous fournit mais sont dans tous les cas faits pour durer sans
s'altérer outre mesure."
|

|

|
|