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Des pages qui font aimer et respecter la mer.


LA  MER
EN
POEMES



Les mailles du souvenir

La cité perdue

Vieux compagnon

Saint-Guénolé

Les malamoks

Le menhir
des "Droits de l'Homme"


Sur la peau du diable

Au temps de la rogue

Iroise

Sans amarres

Entrelacs

Le Conquet ( Konk Leon )

Le bois de Cosquer

Loch-Mazhe-Traoun

On dit quelquefois


Pour seul pays, la mer


Vois petit<

La mer

Magie océane

Le Pescadou

Un gars du Malick Sy

Souvenirs d'un long courrier

Le port de Ouistreham

La rue de Calix

Sur le rivage

Marin, mon frère

Molène

L'Île de Sein

Ports...

D'un équinoxe à l'autre

Marquises

Toutes les mers

Tatihou

En arrimage

La mer à boire

Amour de marin

Libre et poète

Voies parallèles

Collioure

Lumières marines

Voyage dans le vent

L'aile du vent

Ainsi est le poète

Manarola

Honfleur

Sortilèges

La Roche Brune

Calanche di Piana

A marée basse

La marée

Evocation

Rêve corse

Larguer les amarres










Pour  seul  pays , la  mer ...©

Un poème en prose de Madeleine Vivan
( Cercle Littéraire André Druelle de Caen-Venoix )


                Depuis  qu' il  ne  prend  plus  la  mer , le  vieux  Morvan  reste  assis  tout  le  jour  sur  le  muret  du  port . Il  fait  partie  du  paysage , comme  le  phare , les  pontons ,  la  guirlande  multicolore  des  filets  qui  sèchent . Immobile , tétant   sa  pipe  le  plus  souvent  éteinte , il  surveille  la  flottille  au  mouillage  comme  un  berger  ses  ouailles . Aucune  tache  de  rouille , aucune  usure  des  cordages  ne  lui  échappe.






Photo Alain Quemper. Expo du Salon "La mer en livres" 2007.





                 A  l 'heure  de  la  marée  son  regard  s 'accroche  à  chaque  bateau , à  chaque  étrave  qui  fend  la  mer  en    gerbes     glauques     bordées     d 'argent .       Dix     fois    on  l ' appelle  à  la  soupe , mais  il  est  déjà  loin  au  large , là  où  la  voix  de  sa  vieille  ne  peut  l 'atteindre . Il  prend  enfin  le  chemin  de  la  maison  d 'un  pas  cahotant , sans  reconnaître  les  bosses  du  chemin , comme  s 'il  abordait  en  terre  étrangère .







Madeleine Vivan
                       
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