Après
la fin du salon 2011, nous
avons interrogé l'ensemble des auteurs invités afin de
connaître leur avis sur l'organisation de cet événement. Que
pensez-vous du salon ? Qu'est-ce que nous devons encore améliorer ?
Comment
avez-vous trouvé le public? etc... Nous nous doutions que les
commentaires seraient globalement positifs, mais pas à ce point: tous
les auteurs nous ont dit avoir été plus que
satisfaits. Parmi eux, Elisabeth de Sainte Foy, auteure de "Le
Loup,
seigneur de La Fontenelle", a pris le temps de nous écrire
une jolie lettre dont, avec son accord, nous vous livrons le contenu.
Cette auteure a parfaitement compris l'esprit qui nous anime et elle le
dit avec des mots très simples qui nous ont touchés et qui font
référence aussi aux moments
difficiles qu'un écrivain peut vivre dans certaines séances de dédicaces
où le public n'est pas vraiment au rendez-vous, car il n'est pas venu dans ce but. Nous exprimons à Elisabeth de Sainte Foy nos plus vifs remerciements.
Le 22 mai 2011
Chers amis,
Lorsque je me suis lancée dans l'écriture d'un roman sur La
Fontenelle, je l'ai fait d'abord pour moi-même, pour me prouver que
j'en étais capable tout simplement. J'étais bien loin d'envisager ce
qui se passerait après son édition : les séances de dédicaces !
J'ai découvert alors les allées vides des hypermarchés culturels,
la bousculade des festivals de l'été, l'exiguïté des Maisons de la
Presse, l'immensité des salles polyvalentes. J'ai découvert aussi les
longues heures d'attente, les ruses de certains "consommateurs" pour
éviter de voir notre "produit culturel", la goujaterie d'autres qui
nous font nous pousser pour prendre le livre juste à côté, des regards
condescendants, des regards narquois. Le pire c'est l'absence totale de
regard. Mais heureusement il y a des personnes qui nous
dédient un beau sourire ou qui viennent directement à nous, comme si
justement elles nous cherchaient. Il y a celles qui m'ont dit d'emblée "Je n'achèterai pas votre livre, mais parlez-moi de La Fontenelle"
et d'autres qui viennent de la part d'un précédent lecteur. Celles-là
nous donnent l'occasion de belles rencontres et nous pouvons leur
raconter la passion contenue dans notre ouvrage. Grâce à elles on
trouve le courage de reprendre notre long labeur : écrire un autre
livre. Et puis il y a le Salon du Conquet, celui qui ne
ressemble à aucun autre. C'est "La mer en livres", j'ai envie de
dire "la mer en libre" tant je m'y suis sentie bien. Sous votre
bénéfique patronage, la dédicace n'est plus une corvée, c'est une
rencontre amicale. C'est le seul endroit où j'ai ressenti du respect
pour l'auteur et son travail; où l'on ne nous réduit pas à des chiffres
de ventes; où l'on se préoccupe de notre bien-être; où l'on nous reçoit
à la maison, en amis. Vous êtes différents parce que
votre but c'est de faire lire pour le bienfait de la lecture. Vous êtes
différents parce que vous êtes une équipe soudée de bénévoles et que
votre amitié se transmet à tous les participants. Dans cette ambiance
chaleureuse, des amitiés peuvent aussi se nouer entre les auteurs.
Alors merci à vous, Claude, qui êtes à l'origine de cette
magnifique initiative. Merci à vous René et Marie-Hélène qui nous avez
ouvert votre maison pour un dîner si sympathique. Merci aussi bien sûr
à vous Françoise, Christine, Odile, Anne-Marie, Yvonne et René,
Yannick, Roger, Paul. Merci enfin à toutes ces "petites mains" qui ont
travaillé dans l'ombre pour nous recevoir si agréablement et qui ont
fait de ce salon un merveilleux souvenir.